Guillaume Barborini
informations
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les mains-ruisseau
la presqu'île
l'estran
les peaux mortes
microbiologie des ruines
terre ferme
le premier territoire
travailler à terre
d'un souffle
pour une texture souterraine
archéologie d'un courant d'air
itinéraire de pièces détachées
engager un pas
portée de nos pas
2 fois 180 cm²
d'une traversée
LES PEAUX MORTES
(Replier une ligne de front)
asphalte ramassé le long des routes, dimensions variables
depuis 2019
_ Au cours de marches quotidiennes, je soustrais les fragments d’asphalte qui, fissurés, se détachent des routes, comme une petite « désartificialisation » des sols.
Cette récolte devient, dans l’espace d’exposition, une forme en expansion. Une route qui se reconstitue, amenée à s’étendre au fil du temps et de lieu en lieu. Chaque fragment est disposé à l’envers de sorte que c’est une chaussée renversée qui s’expose. Une route observée depuis la terre recouverte.
Il s'agit en somme de prêter attention aux conditions climatiques et aux mouvements de terrain, à travers ce qu’ils dévorent des routes. Prélever et reconstruire, avec ces peaux mortes d’asphalte, le revers d’un aménagement du territoire ; et placer les routes le ventre à l’air.
32 pierres
incendie
une sculpture secrète
peupler une poignée de main
la petite bibliothèque
tout autour, (en se) maintenant
un passant écrit en marchant
fabriquer des ruines
transporter une caméra
je suis une réalité mécanique
inversion d'un clivage
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exposition Terre terrain territoire, médiathèque Georges Brassens, Maizières-lès-Metz, 2023
exposition Nous y sommes, Faux Mouvement, Metz, 2022
exposition Mémoire immobile des matières nomades, Le Granit, scène nationale de Belfort, 2020
© Pierre Soignon
© Pierre Soignon